Situation le 25 avril 2005
A
la SNIM
Le 24 avril 2005, la
Direction de la SNIM a distribué des lettres de mise en demeure datées du 25
avril aux travailleurs licenciés arbitrairement pour évacuer les logements
qu'ils occupaient à 10 heures. Tout naturellement, ces derniers et sur
décision de leur organisation, ont refusé de le faire, considérant cette
mesure comme une continuation de l'escalade dans laquelle s'est engagée
l'entreprise.
Ce 25 avril, les
travailleurs de la société ont observé un débrayage réussi de 8h à 10h,
toujours pour soutenir leurs revendications et lutter contre les mesures
arbitraires de leur employeur à leur égard.
2.
Les 2 Secrétaires Généraux de la CGTM et de la CLTM sont arrivés hier à 23h
à Nouadhibou, après avoir tenu un point de presse dans la matinée à
Nouakchott, pour aider à trouver des solutions aux conflits qui opposent
les travailleurs à leurs employeurs dans la région.
Le Directeur Général de la
SNIM étant absent de la ville, les 2 Secrétaires Généraux, accompagnés de
leurs coordinateurs régionaux, ont eu ce matin des entretiens avec le Wali
de Nouadhibou auquel ils ont exposé leur lecture de la situation et leurs
propositions de solutions de sortie de crise. Ils ont notamment mis l’accent
sur la politique d'escalade suivie par la Direction de la SNIM dans le
conflit qui l'oppose à ses travailleurs et son refus de négocier, ce qui
compromet dangereusement la paix sociale et les efforts pour l'instauration
du dialogue social dans le pays qui avaient abouti à l'accord du 16 janvier
2005.
Ils ont demandé aux
pouvoirs publics, en tant qu'arbitre, de rappeler la SNIM à l'ordre pour que
les négociations soient ouvertes entre les deux parties, et qu'en attendant,
la SNIM mettent fin aux mesures arbitraires contre les travailleurs et
suspende la mesure de délogement des travailleurs.
Le Wali a eu à son tour à
plaider pour des négociations entre les parties en conflit afin préserver la
paix sociale et trouver des solutions dans l’intérêt de tous et à cette
fin, les pouvoirs publics et les organisations syndicales doivent peser de
tout leur poids, les premiers sur la SNIM, les seconds sur les
travailleurs, pour plus de retenue et d’ouverture afin que les négociations
s’ouvrent rapidement dans la sérénité.
3.
Quatre responsables régionaux de l'UTM (le Coordinateur régional, le Délégué
syndical, le Secrétaire Fédéral Adjoint des mines et le Secrétaire Général
de la section des mines) ont signé une déclaration diffusée ce matin à
Nouadhibou pour se démarquer de la lutte des travailleurs de la SNIM, allant
jusqu'à qualifier leurs actions d'illégales, regretter les licenciements et
demander aux travailleurs de cesser leurs actions et engager les
négociations avec la société.
4.
Les responsables de l'UGTM ont, quant à eux, suggéré :
- -
la prise de mesures en vue de la réintégration des licenciés ;
- -
l’arrêt
immédiat des débrayages ;
- -
l’ouverture des négociations
5.
A Zouérate, le Front syndical a tenu hier un meeting de sensibilisation et
de soutien à la lutte des travailleurs de la SNIM à Nouadhibou et les
responsables des organisations syndicales au niveau régional sont en train
d’étudier les voies et moyens pour apporter un soutien plus significatif à
leurs camarades de Nouadhibou.
A la
COMECA
Les travailleurs de cette
filiale de la SNIM se sont réveillés ce matin du 25 avril avec des
licenciements et des mises à pied. En effet, arrivés à 7h 30 au lieu de
travail, une partie a été bloquée à la porte et au sein de laquelle 5
licenciements et 5 mises à pied ont été annoncés :
-
Ly Daouda
Secrétaire Général de la section de la CGTM, licencié
-
Sidi Elemine
agent de maîtrise, licencié
-
Ba Amadou Yayé,
Délégué du Personnel, mise à pied de 8 jours
-
Baidy Soulé
Délégué du personnel, mise à pied de 8 jours
-
Chérif Ould
Soueidenna, mise à pied de 3 jours
-
Sidi MBareck,
mise à pied de 3 jours
-
Ly Mamoudou,
mise à pied de 3 jours
Lorsque les travailleurs
qui avaient pu accéder à l'entreprise ont été informés de ce qui s'est
passé, tous sont sortis en solidarité avec leurs camarades.
C’est dire que la SNIM et
sa filiale maintiennent leur attitude arrogante et contraire à la
législation et à la réglementation en vigueur dans le pays et aux
conventions de l’Organisation Internationale du travail (OIT) ; et le
Gouvernement en tant qu’arbitre en dernier ressort, laisse faire, ce qui
n’est pas de nature à favoriser un règlement des conflits.
Le conflit de la GNC
(entreprise égyptienne)
Les négociations entre les
travailleurs et leur employeur ont commencé ce 25 avril à la mi-journée et
se poursuivent.
A suivre
Le 25 avril 2005
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