2.
Membres du Comité de pilotage
Projet de collaboration
entre MSI et la CGTM
(2002-2005)
A Contexte et justifications
Ce projet est né à la faveur d’une requête de
la CGTM auprès de la CISL pour le financement d'en vue de promouvoir la
participation des femmes aux activités syndicales, faciliter leurs accès aux
structures de décision par le biais d’un renforcement de leurs capacités. Il
découle des considérations suivantes :
1. Au plan international
1.1 La
campagne mondiale de la CISL « les femmes pour le syndicats et les syndicats
pour les femmes » qui interpelle toutes ses affiliées à intégrer la
dimension genre dans leurs activités pour la réduction des disparités entre
hommes et femmes pour une meilleure représentation de ces dernières dans
toutes les activités et instances de direction et de décision des
organisations syndicales ;
1.2 La
volonté des responsables de la CGSLB et de son Président de réaliser
l’accord interprofessionnel des interlocuteurs sociaux Belges qui met
l’accent sur l’importance de la collaboration internationale des
partenaires sociaux afin de contribuer à la création d’un climat serein pour
le développement économique et social dans le respect des droits
fondamentaux de l’homme au travail ; mais aussi de concrétiser la convention
signée entre l’Etat belge et le Mouvement pour la Solidarité Internationale
(MSI) qui permet de développer des projets de coopération en vue de
contribuer au renforcement des organisations syndicales dans les pays du
Sud.

2. Au plan national :
Une prise de conscience de la CGTM de
l’importance de la question de genre et sa décision lors de son deuxième
congrès ordinaire de juillet 2001 de créer un Secrétariat exécutif chargé
des femmes et des jeunes, décision qui trouvait sa justification dans les
éléments suivants :
2.1
Les femmes
travailleuses sont faiblement syndiquées en Mauritanie et très peu encore
impliquées dans les organes de direction des organisations syndicales ;
2.2
La grande majorité
des femmes syndiquées manquent de compétences pour assumer convenablement
des responsabilités de haut niveau, et en conséquence ont besoin de
formation pour renforcer leurs capacités.
C'est dans ce contexte que la CGTM a engagé
le processus de mise en place d’un mouvement national des femmes
travailleuses de la CGTM et la recherche de financements pour renforcement
des capacités des femmes syndicalistes, et qu'a vu le jour le Projet MSI en
Mauritanie.
Ce projet est le résultat d’une coopération
entre la Centrale Générale des Syndicats Libéraux de Belgique (CGSLB) par
le biais de son ONG, le Mouvement pour la Solidarité Internationale (MSI) en
collaboration avec le Ministère belge la coopération (Direction Générale à
la Coopération au Développement) et la Confédération Générale des
Travailleurs de Mauritanie (CGTM) . La durée du Projet est de trois ans
(2003-2005) ; la première année a été consacrée à la
préparation (identification, formation et planification du Projet)
B Déroulement du Projet
Pour la mise en œuvre de ce projet plusieurs
phases ont été nécessaires :
Durant la première année 2003, considérée
comme année préparatoire, il y a eu les phases suivantes :
Phase 1 :
la formation des formateurs sur la méthode PCM (Project Cycle Management)
appelé aussi Planification des Projets par Objectifs (PPO) qui s’est
déroulée en Belgique du 13 avril au 2 mai 2003 et a concerné deux femmes de
la CGTM.
Phase 2 :
l’organisation d’un atelier participatif d’identification du Projet qui
s’est déroulé du 17 au 23 juin 2003 à Nouakchott. L'atelier a regroupé dix
femmes Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) et Union
des Travailleurs de Mauritanie (UTM) destinées à composer le comite de
pilotage du Projet.
Cet atelier a permis de parvenir à un
consensus sur l'identification du problème et la matrice du cadre logique
comportant :
Objectifs globaux :
Objectif spécifique

Résultats
Résultat 1 :
Le nombre des femmes actives dans les syndicats augmenté
Résultat 2 :
Formation syndicale des femmes assurée
Résultat 3 :
Motivation syndicale des travailleuses améliorée
Résultat 4
: Formation technique et professionnelle des femmes syndicalistes améliorée
Résultat 5 :
Gestion efficiente et pérennité des actions du Projet
assurées après 2005
Phase 3 :
Information et formation des cadres dirigeant (es) et des délégués syndicaux
sur les objectifs généraux, l’objectif spécifique, les résultats attendus et
les activités du Projet, mais aussi sur la méthode PCM.
Phase 4 :
Retour en Belgique de la responsable du projet de la responsable du cycle de
projet pour parachever la formation qui a surtout été axée sur la méthode
d’évaluation des projets.
Phase 5 :
Retour en Mauritanie de l’équipe de planification (MSI et un Expert)
pour l'atelier de planification opérationnelle du Projet au cours duquel les
Indicateurs Objectivement Vérifiables (IOV), les sources de vérifications,
les personnes responsables pour la réalisation des actives ont été
déterminés et spécifiés en détail.
Phase 6 :
Information et formation de la base syndicale avec comme objectifs :
- partager l’information sur le Projet avec la
base syndicale pour mieux l'impliquer
- familiariser les femmes avec la démarche et
les outils de la méthode PCM ou PPO
Phase 7 : Table ronde
pour le lancement officiel du Projet à travers 2 journées de
sensibilisation des autorités et de l’opinion, et 3 journées d’atelier pour
l’élaboration du Plan d’Action des Femmes (PAF) pour l’année 2004 et qui
s’est déroulée du 11 au 15 janvier 2004 à Nouakchott qui comporte les axes
de travail suivante :
-
Activités de
terrain (sensibilisation, information, formation
syndicale et professionnelle)
-
Motivation
syndicale (création d’une mutuelle expérimentale
de micro crédit)
-
Modernisation
syndicale (création d’un espace cyber bureautique
et d’un centre de formation en NTIC)
Pour chacune de ces composantes il a été
déterminé les activités et les échéances pour leur réalisation, les
résultats attendus, les acteurs devant intervenir, les responsables et les
moyens nécessaires.
C. Gestion du Projet
La gestion du Projet s’opère suivant des
règles et procédures signées les deux partenaires (MSI et CGTM) et adaptées
à chaque fois que le besoin se fait sentir avec deux chefs de Projet : un
Chef de Projet MSI en Belgique et une Chef de Projet CGTM en Mauritanie.
1. La Chef de Projet
Elle est responsable de la gestion du Projet.
A ce titre, elle est responsable devant la CGTM et MSI de la bonne exécution
des actions prévues dans le cadre du Projet.
2. Le Comité de pilotage
Composé au départ de 7 membres, le
comité de pilotage, présidé par la Chef de Projet, a été élargi et porté à 9
membres en janvier 2005. Il est chargé de l’orientation et de l’exécution
des activités du Projet.
Il est responsable de l’élaboration, de la
planification, du suivi et de l’évaluation des actions décidées par le
Projet et est régi par un règlement de fonctionnement.
3. L’Unité de Gestion
Elle est responsable de la mise en
œuvre des orientations arrêtées par le Comité de Pilotage. Elle est composée
de la Responsable du Projet présidente, de la permanente du Projet et du
Secrétaire Exécutif chargé de la Formation et des NTIC de la CGTM et chargé
des Indicateurs Objectivement Vérifiables au niveau du Projet
4. Les Comités Régionaux et Sectoriels
(socioprofessionnels) de femmes
Ils constituent les structures d’appui pour la
mise en œuvre des activités du Projet aux niveaux régionaux et sectoriels,
sous contrôle et avec l’aide des coordinations régionales et des syndicats
professionnels de la CGTM.
5. Suivi et évaluation
Il est procédé à un suivi permanent de
l’évolution de la mise en œuvre des activités du Projet, à des évaluations,
trimestrielles, à mis parcours pour opérer les redressements éventuellement
nécessaires, et en fin d’année pour mesurer les résultats obtenus.

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