CGTM

Confédération générale des travailleurs de Mauritanie

  l  l 

Arabe

Français

Anglais

Remonter ] Projet MSI ] [ Projet CISL ] Séminaire d'évaluation CISL ]

Projet CISL

 


- carte d'identité

- Structures

- Le Comité exécutif

 


- Textes fondamentaux

- Publications

- Echos de la presse

- Situation des travailleurs en Mauritanie

- Données sur la Mauritanie

- Rapport sur la sous région Maghreb

 


- Femmes

- Jeunes

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie CGTM

Confédération Internationale des Syndicats Libres CISL

Projet de renforcement des capacités organisationnelles  des femmes travailleuses pour accroître leur syndicalisation et leur rôle dans les structures de la CGTM


 

Mme Mahjouba Mint Salek,

responsable projet CISL

I. Information de base 

 La CGTM a défini, lors de son 2ème congrès ordinaire tenu à Nouakchott le 15 juillet 2001,

un axe d’orientation stratégique qui consister en la mise en place au sein de son comité exécutif, d’un secrétariat national chargé des femmes et des jeunes et en fixant un objectif global de syndicalisation de femmes travailleuses aussi bien dans le secteur formel que dans celui de l’économie informelle.

Cette orientation découlait du constat général de la faible participation des femmes aux activités syndicales due à des répercussions de pesanteur sociale et sociologique pour la grande majorité et à une faible organisation pour d’autre.

En effet, depuis l’avènement du mouvement syndical dans notre pays, les femmes, de par leur rôle social et leur position dans la production des biens et des services, ont toujours été en marge des organisations socioprofessionnelles, et par conséquent, ne jouaient aucun rôle dans les prises de décision de celle-ci.

Cette tendance allait être anachronique  avec la scolarité des filles qui s’est développée et de l’arrivée massive des femmes sur la scène du travail moderne  et des activités productives surtout après les politiques d’ajustement structurel des institutions financières internationales et la libération de l’économie.

La crise économique et le démantèlement des structures sociales anciennes vont pousser les femmes à s’investir massivement dans des activités informelles et à intégrer le marché de travail pour faire face à l’amenuisement des revenus des ménages dus aux vagues de licenciement qui ont accompagné ces processus  d’ajustement.

La CGTM, consciente du poids démographique et du rôle dynamique des femmes dans le syndicat, n’a cessé de rechercher des solutions durables pour leur organisation dans ses structures et la prise en main de leurs préoccupations spécifiques.

 II. Pourquoi les femmes doivent-elles être organisées dans les structures de la CGTM ?

 La vaste étendue du territoire national est un obstacle majeur pour une large couverture des zones de résidence des femmes en vue d’une vaste campagne de sensibilisation.

Toutefois, leur présence dans les zones de production variées et à des régions géographiques différentes  où elles exercent des activités agricoles, minières, industrielles, commerçantes, administratives et artisanales, constitue une priorité de recrutement et de syndicalisation.

Elles appartiennent à des formes de regroupement soit traditionnel ou coutumier, et à des pré coopératives agricoles ou maraîchères, à des associations et amicales.

Leur poids économique dans le tissu social s’élargit davantage et beaucoup de ménages sont sous leur responsabilité directe.

Les syndicats ont toujours recruté les femmes dans certains secteurs d’activités comme l’administration générale, le développement rural, la santé publique, les postes et télécommunication  et dans certaines unités industrielles dans les grandes villes.

Cette faible organisation a eu des répercussions importantes sur la sensibilisation des travailleuses à leurs droits ainsi que la prise en main de leurs préoccupations spécifiques.

Les différentes lois et conventions sont méconnues de la grande majorité d’entre elles.

Il existe au niveau de la CGTM, deux à trois régions où sont implantés des comités de femmes et dans les dix autres, il nécessite que le projet en fasse autant.

Les structures actuelles de direction à l’échelon national, sont encore provisoires et des élections régulières sont nécessaires pour mettre en place des organes représentatifs des femmes travailleuses.

Grâce à ce projet, la CISLà travers son département femmes et la CGTM à travers son secrétariat exécutif chargé des femmes et des jeunes, vont entamer des activités en direction des travailleuses de toutes les régions pour les sensibiliser et les organiser afin de leur permettre d’occuper leur place dans la CGTM et de disposer de structures démocratiquement élues et représentatives.

III. Quel est le but final du projet ?

 Il est que les femmes travailleuses de notre pays connaissent une situation assez particulière en raison de leur faible revenu, de leur manque d’accès au crédit de leur emploi précaire et de leur position sociale dans la famille.

Elles sont confrontées à de multiples charges auxquelles elles ne sont pas préparées (scolarisation des enfants, direction des ménages, santé maternelle et infantile, etc…)

Aussi, toute cette situation intervient sans que les femmes ne connaissent leurs droits et manquent d’être organisées.

  •  Objectif Global 

L’objet global de ce projet est d’aider, à l’aide d’une campagne de sensibilisation et de recrutement, grâce à l’organisation des femmes travailleuses de toutes les régions, à se doter de structures syndicales au niveau sectoriel, régional et national.

 Le Groupe Cible

 Les principaux groupes cibles sont les femmes travailleuses des secteurs agricoles, miniers, industriels, commerciaux, administratifs, scolaires, maritimes et artisanaux.

 IV. Comment mesurer le succès du projet ?

 1- Les structures de direction du projet prennent l’engagement de mener cette campagne dans un délai défini en mobilisant toutes les ressources humaines nécessaires à sa réalisation.

2- Toutes les régions concernées par ce projet seront visitées avec un chronogramme précis et respecté.

3- Le nombre de femmes qui ont participé à ces activités et le taux de syndicalisation se sont accrus.

4- Le nombre de structures  de femmes mises sur pied  tant au niveau sectoriel, régional et national implantées.

5- La tenue de 1ère Conférence Nationale des Femmes avec la présence des déléguées des comités nationaux implantés.

6- Les effectifs de femmes dans les structures et les instances de prise de décision de la CGTM qui ont augmenté.

 V. Quelles sont les activités nécessaires pour assurer l’impact du projet à long terme ?

 L’une des priorités de la CGTM, en recherchant la réalisation de ce projet auprès de la CISL, est de combler les lacunes organisationnelles que connaissent les femmes travailleuses membres et d’élargir les bases du mouvement féminin de la centrale.

Par conséquent, les activités suivantes sont proposées pour assurer l’impact du projet à long terme :

1. Entreprendre des missions de sensibilisation dans toutes les régions cibles et y organiser des campagnes de recrutement et de syndicalisation.

2. Implanter des comités sectoriels, régionaux et nationaux représentatifs des femmes adhérentes sur des bases démocratiques et leur doter de structures syndicales adaptées à leur contexte socio-économique.

3. Animer des ateliers de sensibilisation suivant des modules de formation préparés à l’avance et basés sur des sujets de préoccupations propres à chaque région donnée.

4. Tenir des assemblées générales préparées avec une large participation des femmes pour l’implantation des structures à tous les niveaux.

5. Tenir un atelier régional pour les dirigeantes des secteurs locaux pour mettre en place la structure régionale et les inviter aux méthodes de direction et d’animations des instances qu’elles dirigent.

6. Réaliser la première conférence nationale des femmes en présence de toutes les déléguées des comités nationaux et élaborer des textes  de base pour le mouvement national des femmes.

VI. Pourquoi ces activités ont-elles été choisies ?

Ces activités ont été choisies parce que les femmes, à travers toutes les régions et leurs zones de travail, doivent être informées de la nature du projet et de son importance pour leur organisation et leur encadrement dans les structures syndicales.

Ces ateliers permettront aussi de concevoir des programmes d’éducation spécialisés tenant compte des besoins exprimés par les intéressées dans chaque contexte, afin de leur permettre de participer d’une manière durable aux activités syndicales.

Les ateliers permettront aussi à la CGTM, à travers son comité national des femmes qui sera élu, de faire face aux défis posés et de pouvoir y apporter les réponses nécessaires dans son programme d’action.

VII. Coordination et gestion du projet

 Niveau régional

Au niveau régional, le Comité Directeur du Projet (CDP) entreprendra la coordination globale du projet. Le Comité directeur doit inclure des représentes de tous les comités sectoriels locaux et d’un représentant de la coordination régionale de la CGTM. Le CDP fonctionnera comme un groupe de réflexion qui suivra et évaluera le progrès du projet.

La coordination Régionale du projet

La gestion globale du projet sera coordonnée par le Comité Directeur du Projet. La coordinatrice régionale supervisera tous les aspects du projet, mettra en œuvre les activités et rendra compte à la Secrétaire Exécutive chargée des femmes et des jeunes de la CGTM.

La coordinatrice du projet au niveau national

La coordinatrice nationale du projet sera identifiée et désignée par le Secrétaire Général de la CGTM en rapport avec le Secrétariat des femmes et travaillera à temps plein.

La coordinatrice du projet fera en sorte que le projet puisse satisfaire aux conditions nationales qui lui sont nécessaires, et identifiera d’autres institutions nationales ou intervenants capables d’y participer valablement. Elle collaborera avec le comité de gestion du projet pour planifier, analyser, organiser et mener des activités. Elle sera appelée à rédiger et à soumettre des rapports trimestriels sur le projet.

Le Comité National de Gestion du Projet

Le comité national de gestion du projet est composé de la coordinatrice nationale et de cinq autres membres du comité de pilotage. Le comité national de gestion est dirigé par la Secrétaire Exécutive chargée des femmes et des jeunes de la CGTM. Le comité supervisera et suivra de près tous les aspects du projet au niveau national.


Accueil ] Remonter ]

Envoyez un courrier électronique à admin@cgtm.org pour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Copyright © 2004 Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie
Dernière modification : 01 mai 2005