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Réponse à Weddou à propos de la COMECA

 


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A Monsieur Weddou, Représentant Éveil-Hebdo à Nouadhibou

 

Objet : Droit de réponse :

 

Dans votre Livraison No 577 du 26 Avril 2005,

en page 2 Monsieur Weddou a écrit pour le cas de la COMECA.

 

La COMECA, puisque Monsieur Weddou veut faire de la surenchère sur l’effectif de cette société, compte très précisément 56 employés embauchés (2 sont encore stagiaires donc ne peuvent pas aller en grève). Quant Mr Weddou dit que 40% de l’effectif devait allait en grève, c’est qu’il ignore combien ils sont. Au total, et sur 56 travailleurs, 30 agents sont partis en grève, alors que 3 étaient en congés, 2 en déplacement sur notre chantier à Zouerate et 1 agent était en arrêt maladie de presque 2 mois pour accident de travail. Quant on fait le rapport, on peut (sans risque de se tromper) présenter la situation comme suit :

 

 

Nombre

Pourcentage

Remarques

Effectif total

56,00

100,00

Toutes catégories confondues

Stagiaires

2,00

3,57

 

En congés

3,00

5,36

 

En déplacement

2,00

3,57

 

Arrêt Maladie

1,00

1,79

 

Non grévistes

18,00

32,14

dont 10 cadres

Grévistes

30,00

53,57

de S3 à M4

 

Alors, pour un journaliste qui se respecte, fournir des informations en se contentant seulement des "A peut près" dénote d’un manque certain de professionnalisme. C’est les cas notamment quand vous dites : "… nombre de travailleurs ne dépasse pas la centaine" et plus loin "Plus de 40 pour cent …" de quoi est-ce que vous avez peur ? Avez-vous seulement pris la peine de rencontrer ces "hors-la-loi" pour en savoir plus ? Combien avez-vous perçu pour nous incriminer ainsi ?. En effet, Mr Weddou, vous dites dans votre article : « … iront en grève… suite, dit-on, à la mise à pied de trois jours infligée à Ba Mohamed, Informaticien dans la société pour avoir (créé l’anarchie et le désordre dans la société)… Pourtant, face au procès-verbal de non conciliation du 19 Avril 2005, il était prévu une réunion à la Direction du Travail le 27 Avril courant d’une commission de médiation…, ce qui rend illégal tout mouvement de grève décrétée… D’autre part, … octroyé 10 pour cent d’augmentation sur le salaire pour ceux qui bénéficient déjà du SMIG… le cours de l’acier (principale matière première et non activité de la COMECA) dont le prix avait grimpé de 100 pour 100… ne pouvait aller au delà…la journée discontinue permet…de toucher une double prime de transport qui passe de 200 à 400 Ouguiyas jour…En plus, la Société… a proposé une mutuelle… mais les travailleurs n’en ont cure… Ils ont préféré aller en grève…» . Alors Mr Weddou ? vos sources ne vous ont-elles pas dit :

 

  1. Que Monsieur Ba Abdoulaye (et non Ba Mohamed), l’Informaticien en question, suite à une accusation non fondée, a été séquestré dans la salle de conférences puis menacé par le Directeur Général en personne flanqué de son aide de camp Madame Le Chef du Personnel avant que ces derniers ne lui récupèrent les clefs de son Bureau. Tout ce-ci s’est passé ce même jour 19 Avril 2005, pour intimidation, après que le PV de non conciliation soit signé et remis aux concernés. C’est seulement après avoir récupéré les clefs du Bureau de Mr Bâ que Le D.G lui a adressé une demande d’explication. Le lendemain matin à 8 heures, Mr Ba qui a attendu devant les locaux de la Direction (Puisqu’il n’avait plus de bureau) l’arrivée du Chef du Personnel, remis à cette dernière la réponse à la Demande. Au bout de quelques minutes, la sanction tomba, entraînant ce que vous savez…

  2.  Que la convocation de la Direction du Travail pour la médiation, a été faite un jour avant que le PV de non conciliation ne soit signé et que les membres de la Commission n’étaient pas désignés (les textes sont très claires la dessus). En effet, si vous aviez consacré une seule petite minute de votre temps (qui semble être si précieux) pour vérifier les documents, vous vous rendriez compte qu’il y a bel et bien contradiction : Une convocation à la médiation n’est faite qu’après signature du PV de non conciliation. Donc, le fait que la convocation soit faite le 18 Avril 2005 alors que le PV (vous l’avez dit) n’ait été signé que le 19 Avril 2005, montre bien qu’il y a quelque part une volonté manifeste de la part de X d’empêcher toute tentative de grève. Ce qui rend bien avidement ce document non valable aux yeux de ces braves travailleurs que vous qualifiez (sans le dire vraiment, faut-il le préciser) des hors-la-loi ou tout simplement, des bandits.

  3. Que les 10 pour cent d’augmentation sur salaire ont été effectivement octroyés aux cadres dans un tout premier temps, puis à la veille du débrayage ayant conduit à l’ouverture des négociations, quatre agents de maîtrise sur dix (M4) ont été conviés à se faire féliciter par leur hiérarchie pour avoir mérité cette augmentation et recevoir la lettre de cette décision. Ce-ci, dans l’espoir de les empêcher (en vain) d’aller en débrayage avec les travailleurs compte tenu de la sensibilité des postes qu’ils occupent. Les six autres M4 ne verront pas cette augmentation jusqu'à ce jour. Alors Mr Weddou avez vous pris la peine de voir l’un des bulletins de paie de ces pauvres agents pour confirmer vos écrits ? . Cette augmentation devait être donnée en même temps pour tous les concernés à la fin du mois de Mars dernier suite à la décision du Conseil d’Administration tenu en Février 2005.

  4. Que la hausse du prix de l’acier n’a pas empêché la Direction de gratifier ses agents cadres en n’hésitant pas à leur octroyer une dotation en primes d’ameublement d’au moins quatre cent mille Ouguiyas par cadre.

  5. Que le prix de taxi pour un trajet de Moutavajaratt au 4ème robinet c’est 70 UM, du 4ème robinet au carrefour Halima 30 UM, du carrefour Halima à la COMECA 100 UM soit un total de 200 UM le trajet. Pour une journée discontinue (2 allers et 2 retours), il faut compter 800 UM par jour pour se pointer correctement au travail. Encore faut-il trouver un taxi et à temps. Pourquoi la COMECA ne cherche-elle pas un moyen de transport pour ses travailleurs, surtout pour les quarts de nuit ? Mr Weddou, vous êtes un habitant de Nouadhibou… QUAND MEME…

  6. Que la mutuelle de santé dont vous faites allusion a été bien adoptée à 98% par les travailleurs en 2003 et que si elle n’a pas vu jour jusqu’ici, c’est bien par la faute de la Direction qui à exigé d’avoir un assureur maladie (c’est tout à fait normal). A l’époque, la seule société d’assurances qui avait alors une branche maladie (a notre connaissance), en l’occurrence la SMAI (Société Mauritanienne d’Assurances Islamiques) agence Nouadhibou, a vu sa proposition rejetée par la Direction de la COMECA pour des raisons que nous ne connaissons pas. Et depuis, il n’y a jamais eu de suite… Nous estimons seulement que la COMECA aurait pu fournir un peu plus d’efforts pour faire aboutir ce projet de mutuelle…

  7. Que nous n’avons pas PREFERE aller en grève… Nous avons été tout simplement POUSSES par la Direction à aller en grève… D’ailleurs, nous sommes toujours en grève…

 

Vive la liberté d’expression, Vive la liberté de la presse,

Mais… à bas les diffamateurs de la presse…

 

Nouadhibou, le 29 Avril 2005.

FOC (Force Ouvrière de La COMECA)

 

PS : Nous sommes biens capables de vous fournir les faits et les dates exactes (documents a l'appui) de tout ce qui s’est passé sur cette désagréable affaire depuis le 28 Février dernier jusqu'à aujourd’hui…


 

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Dernière modification : 01 mai 2005