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CAHIER DE
REVENDICATIONS
1er mai
2005
Le 1ermai,
fête internationale du travail, intervient cette année dans un contexte
marqué par :
Au
plan international
-
L’échec des plans
d’ajustement structurel des Institutions financières internationales ( FMI
et BM ) dans la quasi-totalité des pays où ils ont été initiés avec comme
conséquence sociale directe l’accentuation de la pauvreté dans les pays du
Sud en particulier et l’initiation des Cadres Stratégiques de Lutte contre
la Pauvreté ( CSLP ) ;
-
La mondialisation
ultra libérale de l’économie qui accentue le fossé entre les pays riches
et les pays pauvres, aggrave la fracture sociale dans chaque pays et fait
peser de graves menaces sur les droits des travailleurs et la législation
sociale.
-
Le processus
d’unification du mouvement syndical international (CISL, CMT…tec.) qui
doit aboutir en 2006 et qui donnera aux travailleurs du monde entier plus
de capacités à défendre leurs droits.
Au
plan national
-
Les négociations
entre les partenaires sociaux entamées en juillet 2004 et qui ont abouti à
un accord le 16 janvier 2005, suscitant l’espoir de promotion enfin du
dialogue social dans le pays ;
-
L’espoir suscité par
le début d’exploitation du pétrole en décembre 2005 et l’impact que cette
exploitation pourrait avoir sur les conditions de vie des populations et
des travailleurs ;
-
Le manque
d’implication effective des travailleurs et de leurs Organisations dans
l’élaboration, l’application et l’évaluation des politiques économique et
sociale du pays ;
-
Une répartition
inéquitable des richesses nationales et des fruits de la croissance
doublée d’une flambée permanente des prix des denrées de base ;
-
L’aggravation du
chômage qui devient endémique ;
-
Le retard de la
législation du travail par rapport au nouveau contexte de pluralisme
syndical et aux défis de développement auxquels le pays est confronté.
C’est dans un tel
contexte international et national que la CGTM, au nom des principes et
droits fondamentaux au travail demande :
-
L’application sans
délai de toutes les clauses de l’accord du 16 janvier 2005 entre les
partenaires sociaux et la poursuite des négociations.
-
la promotion d’une
véritable politique de lutte contre la pauvreté impliquant tous les
acteurs publics et les populations cible.
-
L’examen des
problèmes posés par la hausse continue et vertigineuse des prix des
denrées de première nécessité sur le pouvoir d’achat des travailleurs, et
les mesures à prendre pour protéger les consommateurs.
-
La diffusion du
nouveau code du travail et l’adoption des textes d’application
-
L’institution d’une
politique de logements sociaux.
-
la mise en place du
Conseil Économique et social
-
La redynamisation
des cadres de règlement des conflits.
-
L’application
effective des conventions fondamentales de l’OIT.
-
La réintégration des
fonctionnaires et travailleurs victimes des événements de 1989.
-
La ratification et
l’application de tous les accords et/ou conventions signés entre notre
pays et la France relatifs aux travailleurs immigrés et la recherche
d’accords similaires avec les pays où la présence de mauritaniens est
importante.
Nouakchott, le 1er
mai 2003
Le comité Exécutif

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