Affectation arbitraire des
agents du centre hospitalier
De Nouadhibou
Depuis sa nomination
comme directeur du centre hospitalier de Nouadhibou, le 29 juin 2005, le
docteur Cheikh Baye Ould M’Kaittarat, sème la terreur dans cet
établissement. Les exemples pour illustrer son attitude à l’égard des
travailleurs en général et des responsables syndicaux en particuliers sont
nombreux, nous n’en citerons que quelques uns.
Monsieur le directeur
déclare à qui veut l’entendre qu’il ne reconnaît pas le syndicat des
employés de son personnel, en l’occurrence le syndicat des agents de la
santé publique affilié à la Confédération Générale des Travailleurs de
Mauritanie (CGTM), et refuse par conséquent et systématiquement de
rencontrer les responsables de la section et les délégués de personnel de ce
syndicat
Il remplace son chef de
service du personnel pour avoir enregistré une lettre que le délégué du
personnel Mr Soumaré Abdoul a adressée à Monsieur le secrétaire général du
Ministère de la Santé et des Affaires Sociales.
Il procède à
la mutation du délégué de personnel Mr Mohamed El Moctar pour avoir déposé
sur son bureau une lettre de doléance du personnel
Il inflige, par lettre
N°030 en date du 30 avril 2006, une mise à pieds de 8 jours à Mr Ba
abdarahmane secrétaire de la section et délégué de personnel pour avoir
demandé, dans une lettre de doléance qu’il lui a adressée le 24 avril
2006, » une réponse favorable et rapide avant le 03/05/06 »,
interprétant cette exigence comme un ultimatum pour appeler les
travailleurs à la grève. Il sera d’ailleurs obligé de revenir, dès le
lendemain, durant le week-end, sur sa décision suite à la pression des
travailleurs.
Enfin, sur sa demande et
sans aucune justification ni aucun respect de la réglementation en vigueur
dans notre pays, les camarades :
Ba Abdarahmane.laboratin,
Soumaré Abdoul
kinésithérapeute’
Fatimata Sarr infirmière
d’état
Et Cheikh Ould M’haimid,
laborantin,
tous membres du bureau de
la section syndicale, sont mutés respectivement à Kiffa, Nouakchott, Aleg et
Atar. Trois parmi eux sont en même temps des délégués de personnel
légalement élus le 28/06/06. D’ailleurs fort curieusement, la décision de
leur affectation qui est intervenue après l’assemblée générale consacrant
leur élection a été antidatée et signée, non pas par le secrétaire général
du Ministère, mais par la directrice des Ressources Humaines Mme Rouguiya
mint Habbott.
Cette décision
porte comme référence « :N°102/MSAS/SG
du 27/06/2006, mutant certains fonctionnaires hors du centre hospitalier
de Nouadhibou » (souligné par nous).
De
plus, le directeur du centre, ne cesse de dire qu’il est très puissant,
qu’il est bien soutenu par les hautes sphères du pouvoir et qu’il fait, par
conséquent tout ce que bon lui semble.
Nos camarades ont rendu
compte de leur situation à Mr le wali de la wilaya de Nouadhibou et au
colonel commandant de la région militaire, membre du CMJD.
Le coordinateur régional
de la CGTM a exprimé son indignation à Monsieur le Wali de Dakhlet
Nouadhibou dans une correspondance en date du 06/07/06.
Le secrétaire général de
la CGTM, a adressé le 12 juillet 2006 à Monsieur le Ministre de la Santé et
des Affaires Sociales, une lettre dans laquelle, il montre avec insistance
que la décision prise correspond à une violation flagrante de la
Convention 87 de l’OIT sur la liberté syndicale ratifiée par notre pays en
1961 et des articles 266 et 267 portant code du travail de juillet 2004,
qui donnent droit aux travailleurs d’adhérer librement au syndicat de leur
choix. Cette lettre est sans doute classée dans des oubliettes,
Doit-on comprendre que Mr
le directeur du centre hospitalier de Nouadhibou n’a jamais lu le code du
travail et la convention collective, qu’il a du mal à comprendre les
changements qui s’opèrent dans notre pays ?
Pour sa part, la CGTM
considère que les attitudes du directeur sont inadmissibles et
insupportables.
Elle demande à Monsieur le
Ministre de la Santé et des Affaires Sociales de revoir rapidement cette
situation, en revenant purement et simplement sur cette décision illégale
qui frappe nos camarades.
Elle croit comprendre que
la politique de changement impulsée le 03/08/05 ne doit pas être interprétée
comme une coquille vide, surtout dans un secteur aussi sensible.
Elle demande à ses
militants et sympathisants de se mobiliser pour exiger :
-l’annulation de la
décision arbitraire prise à l’encontre de nos camarades
-le respect des libertés
syndicales,
-et la lutte contre
l’impunité sous toutes ses formes
Nouakchott le 31 juillet
2006
Le comité de
presse de la CGTM
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