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CONFEDERATION SYNDICALE DES TRAVAIL LEURS DU MALI

Tel :223 82 59

FAX: 222 02 75 BP.E :102 E-mail : cstmfr@yahoo.fr ; e-mail : cstm@afribone.net.ml

 

UNIR - AGIR - AMELIORER

Ensemble, Agissons pour Améliorer


 

 

Allocution du Secrétaire Général Adjoint de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) au 3e Congrès Ordinaire de la CGTM)

 

- Camarade Secrétaire Général de la CGTM,

- Chers Invités,

- Camarades congressistes,

Le Secrétaire Général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) le Camarade Hammadoun Amion GUINDO aurait souhaité répondre personnellement à l'invitation que la CGTM a adressée à la CSTM eu égard à l'excellence des relations qui existent entre nos deux organisations. Il n'a pu le faire pour des raisons de calendrier et le regrette sincèrement. Aussi m'a-t-il chargé de transmettre ses fraternelles salutations à l'ensemble des militants et de la direction de la CGTM et de leur exprimer toute sa solidarité.

Chers congressistes,

La CSTM a été très sensible à la marque de considération que lui a témoignée la CGTM lors de son 1er congrès. La présence du Camarade Niang et les propos combien aimables qu'il a tenus nous sont allés tout droit au cœur.

 Chers congressistes,

La mondialisation de l'économie et la constitution des ensembles régionaux et sous- régionaux obligent les travailleurs et les organisations syndicales à envisager eux aussi la mondialisation de la solidarité et la formation d'organisations syndicales à l'échelle de ses ensembles. Il est nécessaire et même indispensable, de l'avis de la CSTM, que les travailleurs de ces ensembles régionaux et sous régionaux se dotent de structure pour influer, orienter et gérer les décisions de ces communautés dans l'intérêt supérieur des travailleurs.

Je profite de cette tribune que m'offre la CGTM pour lancer au nom de la CSTM un appel pressant aux centrales syndicales de l'Afrique afin qu'elles entreprennent la dynamisation des organisations syndicales régionales.

La CSTM, à l'instar de la CGTM est engagée dans la lutte contre la pauvreté par la promotion des droits économiques et sociaux. C'est le lieu de remercier et de féliciter la CGTM pour ses actions combien louables en faveur de la promotion et de la syndicalisation des femmes. Le thème retenu pour ce congrès vient à point nommé pour illustrer votre combat dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

Pour la CSTM la lutte contre la lutte contre la pauvreté, appelée ailleurs la réduction de la pauvreté devenue l'option idéologique politique économique, sociale et culturelle des pays en voie de développement.

Les programmes de gouvernements, les plans de développement de l'ensemble de nos pays se basent sur cette option. Nos Etats n'ont participé ni au choix ni à la conception ni à la définition de cette notion de pauvreté.

Le progrès social au sens large de l'expression attendu des programmes d'ajustement structurel n'a pas été réalisé. Le renforcement de ces PAS a aggravé le mal développement de nos pays.

Ainsi, le capital financier international, pour ce faire bonne conscience ou pour endormir la nôtre n'a trouvé mieux que de nous engager dans cette voie sans issue. La pauvreté de nos populations est la conséquence de plusieurs siècles d'exploitation, de pillage, de gaspillage de nos ressources naturelles, humaines et intellectuelles. Cette exploitation a revêtu plusieurs formes : la traite des noirs, la colonisation et le néocolonialisme.

Toutes les tentatives pour réduire ou éradiquer la pauvreté ont échoué car des mesures conçues pour cela n'ont pas tenu compte ni des raisons, ni des formes ni de l'étendue de la pauvreté.

Pour nous la pauvreté a été, demeure et sera le lot quotidien des masses laborieuses, productrices de toutes les richesses mal distribuées tant que le même système d'exploitation persiste.

Le riche, le privilège ne fera rien pour éradiquer la pauvreté dans la mesure ou sa position n'a été possible que grâce à l'appauvrissement des autres.

La mondialisation capitaliste de l'économie imposée à l'échelle planétaire par le capital international a accentué les inégalités à l'intérieur d'un même Etat et entre les Etats du monde. Le fondement du système qui se traduit par la position des uns et des autres par rapport aux moyens de production.

Dans ce système l'Etat est réduit à préserver et à pérenniser les avantages des plus riches et à faire semblant de gérer les misères des pauvres.

La globalisation néolibérale est incapable de réduire encore moins d'éradiquer la pauvreté au risque de se remettre en cause. Elle n'acceptera jamais la distribution équitable des richesses produites d'autant plus que l'Etat n'est qu'un instrument au service exclusif des argentiers.

Les travailleurs ont le droit, le devoir de se battre pour changer l'ordre établi en exigeant plus d'équité, plus de justice bref plus de démocratie.

L'instauration de la démocratie dans nos Etats a été pour une large part l'œuvre des travailleurs et de leurs organisations syndicales il revient aux travailleurs de profiter de la relative jouissance de leurs droits et libertés pour orienter la politique de nos gouvernants. Cette orientation doit se baser sur :

1.         une plus grande responsabilisation de l'Etat démocratique tant sur le plan politique qu sur le plan économique. Ainsi l'Etat évitera autant que possible la privatisation tout azimut et veillera jalousement au contrôle de certains secteurs tels que l'éducation, la santé, la communication, l'eau et même le transport. Il pourra aussi assurer le rôle d'opérateur économique modèle dans d'autres secteurs tels le commerce, l'agriculture, l'élevage etc      

2.         une plus grande fermeté et rigueur de l'Etat Démocratique dans le respect des droits des travailleurs et l'homme dans l'accès aux services sociaux de base et du contrôle- régulation des prix des produits et services sur le "marché libéralisé".

3.         une lutte sans merci contre       la corruption et les détournements, le gaspillage à         tous les échelons de l'administration publique et cela            dans la plus grande transparence.

En tout état de cause, un système politique basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme ne se reniera jamais dès lors que son essence même est de faire des nantis et des démunis. Tout au plus un Etat Démocratique doit réduire d'abord les disparités et ensuite les éradiquer s'il veut répondre à l'attente de la majorité de laquelle il tient sa légitimité.

Chers congressistes,

Au nom de l'ensemble des militants de la CSTM et de son Secrétaire Générale le Camarade Hammadoun Amion Guindo, je souhaite plein succès aux travaux du 3e congrès ordinaire de la CGTM.

Je vous remercie.

 


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Dernière modification : 16 novembre 2005