CONFEDERATION
SYNDICALE DES TRAVAIL LEURS DU MALI
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UNIR - AGIR - AMELIORER
Ensemble, Agissons pour
Améliorer
Allocution du
Secrétaire Général Adjoint de la Confédération Syndicale des Travailleurs du
Mali (CSTM) au 3e Congrès Ordinaire de la CGTM)
- Camarade
Secrétaire Général de la CGTM,
- Chers
Invités,
- Camarades
congressistes,
Le Secrétaire Général de la
Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) le Camarade
Hammadoun Amion GUINDO aurait souhaité répondre personnellement à
l'invitation que la CGTM a adressée à la CSTM eu égard à l'excellence des
relations qui existent entre nos deux organisations. Il n'a pu le faire pour
des raisons de calendrier et le regrette sincèrement. Aussi m'a-t-il chargé
de transmettre ses fraternelles salutations à l'ensemble des militants et de
la direction de la CGTM et de leur exprimer toute sa solidarité.
Chers congressistes,
La CSTM a été très sensible à
la marque de considération que lui a témoignée la CGTM lors de son 1er
congrès. La présence du Camarade Niang et les propos combien aimables qu'il
a tenus nous sont allés tout droit au cœur.
Chers congressistes,
La mondialisation de l'économie
et la constitution des ensembles régionaux et sous- régionaux obligent les
travailleurs et les organisations syndicales à envisager eux aussi la
mondialisation de la solidarité et la formation d'organisations syndicales à
l'échelle de ses ensembles. Il est nécessaire et même indispensable, de
l'avis de la CSTM, que les travailleurs de ces ensembles régionaux et sous
régionaux se dotent de structure pour influer, orienter et gérer les
décisions de ces communautés dans l'intérêt supérieur des travailleurs.
Je profite de cette tribune que
m'offre la CGTM pour lancer au nom de la CSTM un appel pressant aux
centrales syndicales de l'Afrique afin qu'elles entreprennent la
dynamisation des organisations syndicales régionales.
La CSTM, à l'instar de la CGTM
est engagée dans la lutte contre la pauvreté par la promotion des droits
économiques et sociaux. C'est le lieu de remercier et de féliciter la CGTM
pour ses actions combien louables en faveur de la promotion et de la
syndicalisation des femmes. Le thème retenu pour ce congrès vient à point
nommé pour illustrer votre combat dans le cadre de la lutte contre la
pauvreté.
Pour la CSTM la lutte contre la
lutte contre la pauvreté, appelée ailleurs la réduction de la pauvreté
devenue l'option idéologique politique économique, sociale et culturelle des
pays en voie de développement.
Les programmes de
gouvernements, les plans de développement de l'ensemble de nos pays se
basent sur cette option. Nos Etats n'ont participé ni au choix ni à la
conception ni à la définition de cette notion de pauvreté.
Le progrès social au sens large
de l'expression attendu des programmes d'ajustement structurel n'a pas été
réalisé. Le renforcement de ces PAS a aggravé le mal développement de nos
pays.
Ainsi, le capital financier
international, pour ce faire bonne conscience ou pour endormir la nôtre n'a
trouvé mieux que de nous engager dans cette voie sans issue. La pauvreté de
nos populations est la conséquence de plusieurs siècles d'exploitation, de
pillage, de gaspillage de nos ressources naturelles, humaines et
intellectuelles. Cette exploitation a revêtu plusieurs formes : la traite
des noirs, la colonisation et le néocolonialisme.
Toutes les tentatives pour
réduire ou éradiquer la pauvreté ont échoué car des mesures conçues pour
cela n'ont pas tenu compte ni des raisons, ni des formes ni de l'étendue de
la pauvreté.
Pour nous la pauvreté a été,
demeure et sera le lot quotidien des masses laborieuses, productrices de
toutes les richesses mal distribuées tant que le même système d'exploitation
persiste.
Le riche, le privilège ne fera
rien pour éradiquer la pauvreté dans la mesure ou sa position n'a été
possible que grâce à l'appauvrissement des autres.
La mondialisation capitaliste
de l'économie imposée à l'échelle planétaire par le capital international a
accentué les inégalités à l'intérieur d'un même Etat et entre les Etats du
monde. Le fondement du système qui se traduit par la position des uns et des
autres par rapport aux moyens de production.
Dans ce système l'Etat est
réduit à préserver et à pérenniser les avantages des plus riches et à faire
semblant de gérer les misères des pauvres.
La globalisation néolibérale
est incapable de réduire encore moins d'éradiquer la pauvreté au risque de
se remettre en cause. Elle n'acceptera jamais la distribution équitable des
richesses produites d'autant plus que l'Etat n'est qu'un instrument au
service exclusif des argentiers.
Les travailleurs ont le droit,
le devoir de se battre pour changer l'ordre établi en exigeant plus
d'équité, plus de justice bref plus de démocratie.
L'instauration de la démocratie
dans nos Etats a été pour une large part l'œuvre des travailleurs et de
leurs organisations syndicales il revient aux travailleurs de profiter de la
relative jouissance de leurs droits et libertés pour orienter la politique
de nos gouvernants. Cette orientation doit se baser sur :
1. une plus grande
responsabilisation de l'Etat démocratique tant sur le plan politique qu sur
le plan économique. Ainsi l'Etat évitera autant que possible la
privatisation tout azimut et veillera jalousement au contrôle de certains
secteurs tels que l'éducation, la santé, la communication, l'eau et même le
transport. Il pourra aussi assurer le rôle d'opérateur économique modèle
dans d'autres secteurs tels le commerce, l'agriculture, l'élevage etc
2. une plus grande
fermeté et rigueur de l'Etat Démocratique dans le respect des droits des
travailleurs et l'homme dans l'accès aux services sociaux de base et du
contrôle- régulation des prix des produits et services sur le "marché
libéralisé".
3. une lutte sans merci
contre la corruption et les détournements, le gaspillage à
tous les échelons de l'administration publique et cela dans la
plus grande transparence.
En tout état de cause, un
système politique basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme ne se
reniera jamais dès lors que son essence même est de faire des nantis et des
démunis. Tout au plus un Etat Démocratique doit réduire d'abord les
disparités et ensuite les éradiquer s'il veut répondre à l'attente de la
majorité de laquelle il tient sa légitimité.
Chers congressistes,
Au nom de l'ensemble des
militants de la CSTM et de son Secrétaire Générale le Camarade Hammadoun
Amion Guindo, je souhaite plein succès aux travaux du 3e congrès ordinaire
de la CGTM.
Je vous remercie. |