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Déclaration
La Sécurité Sociale dans notre
pays est entrain de subir des coups de la part et du patronat, et du
Gouvernement sur instigation du FMI.
En effet, le patronat se bât
aujourd’hui et officiellement pour arriver à la privatisation de la Sécurité
Sociale en Mauritanie. Il l’a exprimé de façon claire lors de la réunion du 13
Décembre 2001 du Conseil d’administration de la Caisse Nationale de Sécurité
Sociale (CNSS) par la voix du président de la C.G.E.M. président en exercice du
Conseil d’administration. Au cours de cette réunion, trois idées forces ont été
développées par le président de la CGEM. :
-La suppression du fond
d’assistance sociale et sanitaire (FASS)
- La suppression de la
médecine du travail
- La compression du personnel.
En supprimant le FASS, la
médecine du travail et en recourant à la compression du personnel, la CGEM nous
amène à faire ce constat : pour elle les acquis sociaux des travailleurs ne
l’intéressent pas seul le profit qu’il peut tirer de la CNSS l’intéresse. Le
FASS était destiné à l’assistance des handicapés, des enfants malades aux frais
d‘hospitalisation des travailleurs et à l’éducation et à la formation des
travailleurs ; la médecine du travail était conçue pour diminuer le coût des
traitements des travailleurs et de leurs famille quant à la compression du
personnel elle n’est pas envisageable dans notre contexte actuel eu égard à la
politique de lutte contre la pauvreté élaboré par le Gouvernement.
En renvoyant le conseil
d’administration de la CNSS sine die, sans autre forme le président du conseil
d’administration est entrain de bloquer le fonctionnement normal d’un service de
l’Etat. Il n’a pas le droit, et la Puissance Publique ne doit pas le laisser
faire.
Sur un autre plan le
gouvernement Mauritanien sous le diktat du FMI est entrain de concocter un
décret pour porter le plafond de l’assiette de la cotisation de 35 000 UM à 50
000 UM. La CGTM a toujours revendiqué le déplafonnement cependant il doit être
contenu dans un ensemble de mesures qui visent à la réhabilitation de la
Sécurité Sociale.
C’est ainsi que les
conclusions de l’actuaire du BIT sont disponibles et doivent être discutées par
l’ensemble des partenaires sociaux. C’est là le passage obligé pour plus de
justice et d’équité, on ne doit pas isoler une mesure et l’extraire d’un plan
parce qu’elle arrange quelques intérêts.
La CGTM est soucieuse de
préserver la paix sociale dans notre pays, animée par cet esprit elle demande de
surseoir au décret en question.
- De reconvoquer dans les plus
brefs délais le Conseil d’administration de la CNSS pour permettre le
fonctionnement de celle-ci
- De convoquer les états
généraux de la Sécurité Sociale pour traiter toutes les questions qui se posent.
La CGTM estime que les textes
actuels régissant la Sécurité Sociale sont dépassés il est urgent de les
réactualiser pour les mettre en conformité avec les exigences du moment.
La CGTM exhorte toutes les
centrales syndicales à harmoniser leurs positions sur la situation de la CNSS et
demande aux travailleurs de resserrer leurs rangs pour engager des luttes
décisives permettant non seulement de préserver les acquis, mais aussi et
surtout de garantir la pérennité de cette institution qui constitue un outil
important et indispensable aux travailleurs les plus démunis.
Nouakchott,
le 02 / 03 /2002
Le COMITE EXECUTIF
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