COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La campagne de réimplantation
des structures de l’Union des Travailleurs de Mauritanie
( UTM ) s’est ouverte le 05 mars
2003. Elle est dirigée par une commission de supervision présidée par Monsieur
RACHID O/ SALEH, président de l’Assemblée Nationale, et comprend comme autre
personnalité de l’Etat, le Directeur du Travail et de la Prévoyance Sociale, à
titre de conseiller , dit-on pour ce dernier. Dans les Wilayas à l’intérieur,
les Inspecteurs du Travail du ressort sont membres des commissions chargées des
opérations d’implantation en tant qu’observateurs.
Par ailleurs, les Directeurs des Administrations
Centrales, des Sociétés d’Etat et des Etablissements parapublics sont sommés de
faire adhérer tous leurs employés à ce syndicat, au risque de courir des
sanctions et /ou représailles.
La Confédération Générale des
Travailleurs de Mauritanie dénonce avec force cette ingérence musclée de l’Etat
qu’elle considère comme une atteinte grave à la liberté syndicale et au droit
des Travailleurs de décider en toute souveraineté de leurs formes d’organisation
et d’association tels que prescrits par la Convention 87 de l’Organisation
Internationale du Travail ( OIT ), la Constitution de la République Islamique de
Mauritanie du 20 juillet 1991 et sa législation nationale.
La Confédération Générale des
Travailleurs de Mauritanie invite l’Administration du Travail à respecter son
obligation de réserve en tant qu’arbitre et gardienne en dernier ressort de la
législation du travail, comme elle invite tous les acteurs politiques et les
employeurs à respecter la liberté des Organisations syndicales.
La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie
appelle tous les travailleurs à se mobiliser pour dénoncer cette situation, à
refuser la manipulation et l’intimidation sous toutes leurs formes et à adhérer
dans le syndicat qu’ils auront choisi en toute liberté.
Elle invite les syndicalistes de
l’UTM, au nom des principes pour lesquels la CGTM et l’UTM sont affiliées à la
Confédération Internationale des Syndicats Libres ( CISL ) - la
promotion d’un syndicalisme libre et démocratique -, à mesurer la gravité de
la situation et des dangers qui pèsent sur l’avenir de la cause des
travailleurs, et à prendre toutes leurs responsabilités.
Enfin, la CGTM demande à l’OIT
et à la CISL d’apporter leur soutien pour mettre fin à cette ingérence et pour
la défense des libertés syndicales en Mauritanie.
NON A LA
VIOLATION DES LIBERTES SYNDICALES !
POUR UN
SYNDICALISME LIBRE ET DEMOCRATIQUE !
Nouakchott le 25 mars
Le Comité Exécutif
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