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Communique de presse
Le jeudi 30 Mai à minuit l’équipe des employés
d’IBS (Société des biscuits) composée de :Ahmed Vall, Mohamed Yahya, Leqzine
Ould Véiti, Moustapha Ould Salek et Ahmedou Ould Amar a terminé son travail à la
chaîne de fabrication, une autre équipe prend la relève. Mai le Vendredi 31 Mai
à partir de midi, des policiers viennent cueillir les camarades chacun chez lui
sous prétexte de vol de quelques sachets de biscuits. Ils sont alors conduits au
commissariat de police d’EL MINA où ils ont subi pendant une semaine durant .des
séances d’interrogatoires et de tortures sauvages (électricité, jaguar etc)
dignes des régimes d’exception. Des traces et égratignures sont encore visibles
sur leur corps. Ils sont libérés le jeudi 6 Juin avec obligation de se présenter
au commissariat le dimanche 8 Juin à huit heures.
A leur retour, ils ont été présentés au procureur
de la République qui, après interrogatoire, les a libérés, sans doute parce que
les accusations qui leur sont portées n’étaient pas fondées. Dans la voiture de
police qui les ramenait chez eux, les policiers leur ont signifié qu’ils sont
licenciés sans droit.
Lorsque la CGTM a été saisie de cette situation
par les travailleurs concernés le mardi 11 juin 2002 à 10 heures, elle a
constitué une délégation composée des camarades :Sy Moussa, secrétaire
confédéral chargé de l’administration et de la communication, Samba Dicko,
secrétaire confédéral chargé des affaires sociales, Mahjouba mint Saleck,
secrétaire confédéral chargée des femmes et des jeunes, Sidi Mohamed, membre du
bureau national du syndicat du commerce, qui s’est rendue aussitôt au siége de
la société en compagnie de Ahmed Vall, Mohamed Yahya et Leqzine Ould Véiti.
Le directeur général de la société étant absent,
la délégation a été reçue par Mr Ahmed Ould Dah chef de service de personnel
faisant fonction de directeur général adjoint qui, d’emblée a refusé de discuter
avec les camarades sous prétexte qu’il a un rendez-vous au Port de l’Amitié et
qu’il ne sera pas disponible avant le lundi prochain. La délégation a tenté
d’avoir au moins cinq à dix minutes pour expliquer le mobile de son déplacement,
mais monsieur Ahmed Ould Dah a opposé une fin de non recevoir ferme et
catégorique.
Face à cette situation, la CGTM, indignée par les
sévices et les tortures infligées sans raison à nos camarades par la police du
commissariat d’EL MINA demande que la lumière soit faite sur cette affaire et
que les tortionnaires soient sévèrement sanctionnés. Faut-il croire en effet que
les directeurs de société sont capables de faire exécuter à la police n’importe
quoi ?
Elle déplore l’attitude de mépris et d’arrogance
affichée par le responsable de cette société qui refuse la concertation avec le
syndicat pour appliquer des méthodes qui, les moins qu’on puisse dire ne
concordent plus avec les réalités de notre temps.
La CGTM saisira qui de droit pour que justice soit
faite et que les droits des travailleurs soient préservés.
Nouakchott le 11 juin 2002
Le comité exécutif
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