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COMMUNIQUE DE PRESSE
Violations de Libertés
Syndicales au BEMOP de Nouadhibou
Le Bureau d’Embauche de
la Main d’œuvre Portuaire de Nouadhibou, vient de procéder ce jour 24
septembre 2007, à un licenciement abusif d’un délégué du personnel de la
CGTM qui n’est autre que le camarade Cheikh Mokhtar Fall Matricule 216 aux
motifs que l’intéressé a entraîné les travailleurs à une désobéissance de
travailler.
Tout est parti d’un
déchargement d’un navire qui a accosté le 19/08/07 au Port de Nouadhibou,
par une équipe normale qui effectue un taux horaire journalier de 8 heures
par jour, sans désemparer. Cependant, dans la journée du 21/08/07, les
responsables du Port font injonction aux travailleurs de terminer le
déchargement de la cargaison en effectuant un travail supplémentaire au-delà
de l’horaire normal contracté.
Les travailleurs,
conscients de la réglementation, exigent de leur employeur, la production
d’une autorisation légale du Ministère de l’Emploi qui justifie le recours à
ces heures supplémentaires. Les responsables du Port ne trouvèrent d’autre
réponse que l’établissement d’une demande d’explication à l’encontre du
délégué Cheikh Mokhtar Fall, suivie d’une mise à pied d’une durée non
précisée avec une demande expresse adressée à l’Inspecteur du Travail pour
une autorisation de le licencier.
Le 28/08/07, face à ses
abus, Cheikh Mokhtar Fall saisit l’Inspecteur du Travail pour porter plainte
contre la direction du BEMOP, plainte déchargée le 29/08/07.
A sa grande surprise,
notre délégué se voit notifier sa mise à pied le jour où il déposait sa
plainte, le 28/08/07 et n’a jamais reçu une réaction de l’Inspecteur face à
sa saisine.
Pire, le 24/09/07,
Cheikh Mokhtar Fall reçoit une lettre lui notifiant son licenciement pour
incitation à la désobéissance des travailleurs avec une autorisation signée
de l’Inspecteur du Travail de Nouadhibou.
Cette violation très
grave de la réglementation de travail et des libertés syndicales par la
direction du BEMOP de Nouadhibou traduit, une fois de plus, le mépris de
certains dirigeants d’entreprises tant publiques que privées, qui sont hélas
assez nombreux, et leur volonté de fouler aux pieds les Lois de la
République notamment le Code de Travail, avec l’aide et la complicité de
certains représentants de l’Administration du Travail qui devraient , en
temps normal, de s’offusquer quand ils ne sont pas sollicités pour
l’autorisation au recours à des heures supplémentaires par les entreprises.
La CGTM dénonce
énergiquement le comportement outrancier des responsables du BEMOP de
Nouadhibou ainsi que la complicité de l’Inspecteur du Travail du ressort,
pour avoir licencié un délégué dans l’exercice normal et régulier de ses
fonctions syndicales garanties par la réglementation en vigueur dans notre
pays.
La CGTM exige la
reprise immédiate de notre délégué Cheikh Mokhtar Fall et son rétablissement
dans ses fonctions et ses droits par la direction du BEMOP.
La CGTM lance un appel
pressant aux travailleurs afin de resserrer davantage leurs rangs et de
renforcer leur mobilisation pour barrer la route aux employeurs véreux et
acharnés qui torpillent les Lois et piétinent les Institutions de la
République, pour assouvir leur haine et leur mépris contre les travailleurs
et leurs organisations.
Nouakchott, le 24
septembre 2007.
Le Comité Exécutif de
la CGTM
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