DÉCLARATION de la section des mines de
Zouératt
Pour des élections de délégués du
personnel à Ciment de Mauritanie
Déclaration sur l'augmentation des
salaires
Communiqué de presse à propos
des élections à la SOMELEC
DÉCLARATION de
la section des mines de Zouératt :
A propos de certaines
accusations de l'UTM
Camarades travailleurs,
Des événements font que
nous nous adressons à vous aujourd’hui. L’événement majeur est celui de
l’élection du nouveau collège des délégués du personnel à l’occasion duquel
nous vous adressons nos vives félicitations pour nous avoir investi de votre
confiance par une large majorité et pour le climat de clarté et de
transparence dans lequel se sont déroulées ces élections.
Le choix de notre centrale
pour diriger le collège des délégués, nous contraint à vous réitérer notre
ferme engagement à persévérer dans la conduite qui a toujours été la nôtre
et qui repose sur les nobles idéaux de défense des droits du travailleur et
de lutte constante contre toutes les formes d’injustice loin de toute
démagogie et de toute surenchère.
D’autres événements dont
nous citons pour l’occasion, la tenue de la première réunion du nouveau
collège des délégués, consacrée à la prise de contact et à l’élaboration de
la future méthodologie du travail.
A ce niveau, nous allons
vous entretenir, pas pour engager une polémique stérile et certainement sans
intérêt pour les travailleurs, mais pour éclairer l’opinion sur certaines
accusations portées à notre adresse par une centrale sœur à travers une
déclaration diffusée le 24 Janvier 2006.
Dans cette déclaration, la
dite centrale, nous accuse d’avoir violé la loi au cours de la réunion de
prise de contact et d’avoir œuvré pour diviser les délégués sans en donner
la moindre preuve.
Pour vous permettre de
distinguer le vrai du faux, nous tenons à vous relater les choses telles
qu’elles se sont réellement déroulées.
Le groupe CGTM a pris
l’initiative, quelques jours après la proclamation des résultats, de
convoquer la première réunion de prise de contact le Dimanche 22 Janvier
2006 à 19h au local des délégués du personnel.
Sur les vingt deux (22)
délégués concernés, vingt (20) ont répondu à l’invitation. Le délégué
syndical s’est également présenté.
Après les présentations
coutumières, le délégué syndical a exprimé son entière disponibilité à
diriger ce nouveau collège dans le respect de l’opinion de chacun et de la
ligne de conduite qui sera retenue.
Après cette intervention
d’ouverture, un délégué a pris la parole pour dire que conformément à la
volonté des travailleurs et dans le souci de perfectionner la méthodologie
de travail, la rupture avec les pratiques du passé s’impose.
Ainsi, le rôle du délégué
syndical se limitera à la mission que lui confèrent les dispositions de
l’article 70 de la CCGT qui stipule que la mission du délégué syndical est
d’assister les délégués du personnel.
Assister ne voulant dire
en aucune manière, présider, diriger ni coordonner, nous suggérons que le
collège choisisse en son sein un président et en attendant l’élection de ce
dernier, le plus âgé du groupe doit diriger les débats.
En réaction à cette
proposition et dans un désordre total, le délégué syndical et les quatre (4)
délégués UTM ont manifesté une farouche opposition qui a entravé la
poursuite de la réunion quatre (4) heures durant et ce malgré les multiples
tentatives de persuasion consenties par le reste des présents.
A la surprise générale, le
secrétaire général de la section des mines de l’UTM, est rentré dans la
salle pour ordonner à ses délégués de se retirer.
Après ce déplorable
retrait, l’ordre est revenu dans la salle et les travaux se sont poursuivis
dans une atmosphère d’entente et de parfaite convergence des points de vue.
Ce compte rendu aussi
fidèle que détaillé, contribuera certainement à faire toute la lumière sur
les accusations calomnieuses et sans fondement portées à notre adresse par
l’UTM.
Vous comprendrez que ce
sont plutôt, nos camarades de l’UTM qui, fidèlement à leur traditionnelle
conduite, continuent à vouloir violer la loi en cherchant à imposer pour un
délégué syndical désigné par une centrale minoritaire, des attributions que
la législation ne lui prévoit guerre (Article 70 de la CCGT).
Vous comprendrez
également, que ce sont ces mêmes camarades qui ont œuvré contre l’unité du
groupe en voulant imposer le point de vue d’une minorité à une majorité
composée de toutes les autres centrales représentées.
Il est désormais clair que
l’UTM, par ce comportement et par la diffusion sans mobile de sa déclaration
du 24 Janvier 2006, continue à mépriser votre volonté largement exprimée à
travers les urnes et à vouloir hélas, semer la confusion parmi les
travailleurs pour détourner l’opinion de ce que doit être ses véritables
préoccupations.

Dans la même déclaration
et avec la ferme volonté de calomnier et d’invectiver injustement la CGTM,
notre sœur UTM, continue à vous rapporter les même confusions en parlant de
la réunion tenue par le ministre des mines et de l’industrie à l’occasion de
sa visite à Zouerate.
Toujours dans un souci
d’apporter davantage de clarté, nous tenons à vous rendre fidèlement compte
de ce qui s’est réellement passé ce soir là dans la salle de réunion du club
les Aigles.
Il importe de savoir que
la réunion en question, s’est déroulée en deux temps:
Une 1ère réunion à
laquelle a assisté l’encadrement de la SNIM (cadres et haute maîtrise)
Et une 2eme à laquelle ont
assisté uniquement les délégués du personnel, les membres du comité
consultatif et certains cadres syndicaux.
A la première réunion, la
partie CGTM est venue avec du retard et s’est abstenue d’intervenir pour
avoir loupé les discours officiels (Ministre – Wali - ADG). Quand à la 2eme,
elle a été brève et s’est limitée à 4 interventions pour les syndicats
choisies au PIF par l’ADG (UTM = 1 – CGTM = 2 et USLM = 1).
Les interventions de la
CGTM ont tenu à souhaiter la bienvenue à la délégation et ont remercié le
ministre pour l’initiative de se réunir avec les représentants des
travailleurs.
Nous avons par la suite
fait savoir au ministre que sa visite coïncide avec 2 événements qui
méritent d’être soulignés.
Le 1er est
celui de l’organisation d’élections professionnelles pluralistes qui pour la
première fois se sont déroulées dans la transparence, la liberté et
l’égalité des chances. Le comportement de toutes les parties ayant participé
à ces élections a été responsable. La SNIM a joué son rôle d’organisateur
dans toute l’impartialité requise.
S’agissant des mesures
annoncées la veille par l’ADG, notre organisation a considéré qu’elles
constituent l’expression d’une nouvelle volonté de vouloir améliorer
progressivement la politique sociale de l’entreprise et que par conséquent,
elles méritent d’être saluées.
Cependant, nous avons
clairement exprimé notre intention de formuler au plus vite, nos exigences,
remarques et suggestions à l’employeur.
Pour ce faire, nous avons
demandé avec insistance au directeur général de rentrer le plus rapidement
possible en contact avec les représentants fraîchement élus pour amorcer un
dialogue à ce sujet.
Camarades travailleurs,
Nous saisissons cette
occasion pour remercier les centrales sœurs présentes avec nous au sein du
collège des délégués du personnel pour la maturité dont elles ont fait
preuve au courant de la première réunion et pour leur attachement à l’unité
du groupe.
Nous rappelons ici, que
passée la période électorale, l’unité des travailleurs prime toute autre
considération.
En ce qui nous concerne,
nous réitérons notre entière disponibilité à collaborer avec toutes les
centrales sur la base de la défense des intérêts matériels et moraux des
travailleurs et dans le respect des règles et méthodes que dicte la
déontologie du travail syndical.
Enfin, nous nous excusons
pour avoir, par souci de clarté, contribué à un débat sans intérêt.
Zouérate
le 25 Janvier 2006
LE
SECRETAIRE GENERAL DE LA SECTION
MOHAMEDOU
OULD MOHAMED LEMINE

Depuis quelques années, la
CGTM ne cesse de revendiquer l’organisation des élections de délégués du
personnel par la Société Ciment de Mauritanie qui lui a toujours opposé une
fin de non recevoir violant ainsi délibérément les lois en vigueur dans
notre pays.
Toutefois, animée par un
esprit de dialogue et de négociation, la CGTM a continué à privilégier la
bonne volonté en ne se lassant pas de rappeler à la société l’obligation de
respect des textes régissant le travail en Mauritanie.
C’est ainsi que tout
récemment, un accord fut trouvé avec Ciment de Mauritanie pour la date du 16
février 2006 pour l’organisation du scrutin.
Malheureusement, depuis
que la liste proposée par la CGTM leur est parvenue, des pressions de toutes
sortes sont exercées par la société sur tous les travailleurs et en
particulier sur les candidats de la liste pour qu ‘ils démissionnent de la
CGTM.
L’entreprise a obligé les
travailleurs à présenter leur démission écrite de la CGTM au niveau de ses
services administratifs, et à ce jour déjà cinq démissions de la liste ont
été enregistrées dont l’auteur de l’une d’elles, le camarade Dia Idrissa
samba 1er suppléant, a même bénéficié d’une permission pour
quitter Nouakchott afin de saborder notre liste.
Devant ces pratiques
contraires aux lois nationales et aux conventions internationales que notre
pays a ratifiées, la CGTM élève les plus vives protestations et
condamnations des agissements de Ciment de Mauritanie et appelle tous les
travailleurs à opposer une résistance en se dressant et en renforçant leurs
rangs pour faire respecter leurs droits légitimes.
La CGTM regrette que dans
cette ère nouvelle où tous les Mauritaniens fondent des espoirs de pouvoir
librement choisir ceux ou celles qui vont présider à leurs destinées, que
Ciment de Mauritanie prive ses travailleurs de ce droit fondamental violant
dangereusement la Constitution de la République, notamment en son article 10
et la Convention n° 87 de l’OIT sur la liberté syndicale et le libre
exercice du droit syndical.
Enfin, la CGTM réaffirme
qu’elle ne ménagera aucune possibilité légale pour faire respecter les
dispositions consenties par la Loi aux travailleurs et porte l’entière
responsabilité de la détérioration du climat social sur la société Ciment de
Mauritanie.
Nouakchott,
le 15 février 2006.
Le
Secrétariat Général

Déclaration sur
l'augmentation des salaires
SNES
Les augmentations des
salaires, de janvier 2006 sont les plus substantielles accordées aux
fonctionnaires de l’Etat depuis des décennies. Mieux encore, elles
interviennent dans le cadre de la volonté affichée de répartition équitable
des richesses nationales et de plus de justice sociale. Elles sont aussi
accompagnées de la promesse d’introduire d’autres améliorations à chaque
fois que les conditions économiques du pays s’améliorent et, en fin et
surtout de l’engagement de veiller à la stabilité des prix dont la montée en
flèche a toujours accompagné les augmentations des salaires, ne leur
laissant aucune chance de se faire sentir au niveau des bourses des
travailleurs.
Néanmoins, ces
augmentations sont bien en deçà des attentes des travailleurs qui, à la
veille de la commercialisation de notre or noir, fondent beaucoup d’espoir
sur les engagements de justice, de transparence et de bonne gouvernance pris
par les nouvelles autorités.
Au niveau du secteur de
l’éducation, les travailleurs et particulièrement les enseignants ont été
profondément déçus après la sortie de leurs bulletins de solde de janvier,
eux qui s’attendaient à être encouragés à rester dans les classes pour
participer au redressement de la situation catastrophique de ce secteur
vital pour la construction nationale.
Conscient de la complexité
de la situation que traverse notre pays, le Syndicat National de
l’Enseignement Secondaire :
-
soutient
les réformes engagées par le CMJD et son gouvernement de transition en vue
de la démocratisation de la vie publique et la bonne gouvernance ;
-
salue les
dernières augmentations des salaires qui constituent un pas important vers
une répartition plus équitable des richesses nationales ;
-
lance un
appel pressant au CMJD et au gouvernement de transition pour accorder un
intérêt particulier au secteur de l’éducation et les invite à associer les
syndicats des travailleurs de ce secteur dans toutes les décisions qui le
concernent.
Nouakchott, le 05
février 2006
Le Comité Permanent

Communiqué
de presse
Des élections professionnelles se sont
déroulées le 26 janvier 2006 à la Société Mauritanienne d’Électricité (SOMELEC).
Deux listes étaient en compétition : la liste
de l’Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM) et celle de la Confédération
Générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) pour pourvoir 9 sièges
titulaires et 9 sièges suppléants.
A l’issue du scrutin, les résultats suivants
ont été publiés :
CGTM : 6 titulaires et 6 suppléants
UTM : 3 titulaires et 3 suppléants
La CGTM félicite ses affiliés de la SOMELEC
pour le remarquable travail qu’ils ont fait et les exhortent à utiliser ces
résultats pour la défense et l’amélioration des conditions économiques,
sociales et professionnelles des travailleurs.
Nouakchott, le 30 janvier 2006
Le Secrétariat Général

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