Déclaration
A propos de la mise au
point de la CLTM sur les négociations relatives à la convention maritime à
Nouadhibou
Dans une déclaration
publiée le 4 janvier 2005 le Bureau Exécutif de la CLTM, parlant des
négociations relatives à la convention collective maritime formule des attaques
à peine voilées contre la CGTM : «marchandage d’une organisation syndicale de la
place dans cette affaire complicité malveillante de l’une des centrales
syndicales signataire d’un PV dans une machination visant à contourner le cadre
de concertation et à trafiquer une convention qui défavorise les travailleurs
concertation limitées aux organisations ayant trahi leurs engagements pour
brader les intérêts des travailleurs par le marchandage dans une action combinée
tendant à éloigner la CLTM…»
Nous voudrions, à travers
ce qui suit, replacer cette question dans son véritable contexte en apportant
quelques clarifications sur le déroulement des négociations et également
suggérer quelques recommandations allant dans le sens du renforcement de l’unité
des travailleurs dans les négociations en cours et celles en perspective.
Après les propositions
d’ordre du jour et l’arrêté du Ministre des Pêches et de l’Économie Maritime
désignant les représentants des différentes parties (à raison de trois
participants par syndicat), les négociations ont démarré en mai 2000.
Compte tenu de
l’importance des enjeux, les différentes délégations des syndicats
professionnels marins ont été renforcées par les Secrétaires Généraux des
centrales syndicales (UTM, CLTM , CGTM,) auxquelles ils sont affiliés.
Deux projets ont été
proposés: celui du patronat et celui des travailleurs. Ce dernier a été retenu
comme base de négociations. Il comportait tous les aspects relatifs aux
conditions du travail des marins, la grille salariale étant une annexe à la
convention.
Plusieurs séances de
négociation entre les partenaires (en présence de tous les syndicats concernés :
UTM, CLTM, CGTM , UGTM, officiers marins) se sont déroulées à Nouadhibou pour la
simple raison que les sièges de ces organisations se trouvent dans cette ville.
La méthode retenue par
toutes les parties consistait à débattre des questions une à une. Celles qui
sont retenues par consensus sont consignées dans un PV et celles qui sont objet
de divergences sont mises de côté pour être réétudiées ultérieurement.
Ainsi, lors du dernier
round (du 26 au 31 décembre 2004), auquel toutes les organisations syndicales
étaient représentées, tous les problèmes soulevés ont trouvés une solution par
consensus, matérialisant ainsi la fin des négociations sur la convention.
S’agissant des salaires,
il avait été constaté au départ l’absence de base de négociations (absence de
grille salariale) et la disparité énorme entre les salaires d’une société à
l’autre.
Le Ministre des pêches
avait convoqué les Secrétaires Généraux des centrales syndicales et le Président
de la Fédération Nationale des Pêches (employeur) en février 2003 pour trouver
une base consensuelle de négociation sur la grille salariale. Au cours de cette
réunion, il a été décidé de retenir comme base de discussion le salaire le plus
élevé par catégorie
Au cours d’une réunion
des centrales syndicales (UGTM, CGTM, CLTM ; UTM) tenue le 30 mars 2004 au siège
de l’UTM à Nouakchott, il a été retenu ce qui suit :
«1. en ce qui concerne la
grille des salaires, il a été décidé de retenir comme base de discussion le
salaire le plus élevé par catégorie majoré de 20%,
2. une prime de
production de 0.1% distincte de celle du capitaine, est à attribuer aux matelots
»
Au cours de la réunion du
26 au 31 décembre 2004, les différentes parties ont décidé de reprendre les
négociations sur la grille salariale le 9 janvier 2005 à Nouadhibou.
Contrairement aux
affirmations de la CLTM , il n’y a jamais eu de négociations ou d’accords signés
sans la participation de la CLTM. De plus, cette centrale n’apporte aucune
preuve à ce qu’elle appelle le bradage des intérêts des travailleurs par les
autres organisations des travailleurs.
Nous regrettons
l’attitude de la CLTM qui, au lieu de renforcer et consolider l’unité des
travailleurs, contribue à saper les bases de cette unité, ce qui ne sert
certainement pas les intérêts des travailleurs.
En ce qui nous concerne,
nous demeurons disposés, comme par le passé, à unir nos efforts avec la CLTM et
avec toutes les autres organisations syndicales pour améliorer les conditions de
vie des travailleurs dans notre pays.
Nouakchott, le 07/01/2005
Le Comité Exécutif
Nouakchott le 07/01/2005
Le Comité Exécutif
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